Google Hummingbird : allons plus loin !

Au travers de Hummingbird, Google a vu une refonte complète de l’algorithme et non juste une modification ou un filtre.Le géant du web a souhaité aller plus loin pour mieux comprendre les requêtes conversationnelles des internautes !

 

 

  • L’objectif de Google Hummigbird

Google a annoncé le 26 Septembre 2013 une refonte de son algorithme, portant pour nom Google Hummingbird , ou Google Colibri en français dans le texte. Le choix du terme « colibri » met en avant la rapidité et la précision qui sont apportées par cette refonte.

Les précédentes modifications à l’algorithme qui ont fortement impacté les recherches étaient Google Panda (focus sur la qualité du contenu, « Content is king ! ») et Google Pingouin (Surveillance des techniques de maillage externe et potentiellement de spamdexing).

L’objectif de Google étant de toujours améliorer la pertinence de ses résultats, Google Calibri va encore plus loin. C’est pour cela qu’on parle d’une refonte complète de l’algorithme et non juste d’une modification ou d’un filtre : la volonté de Google est de mieux comprendre les requêtes conversationnelles des internautes !

  • Quelle réponse à une requête conversationnelle ?

Une requête conversationnelle se rapproche du « langage naturel » : l’exemple donné est « Quel est l’endroit le plus proche de chez moi pour acheter un IPhone 5S ? ».
Google estime qu’il doit pouvoir répondre à cette demande de façon pertinente, en traitant les éléments de la recherche comme des indices pour comprendre la recherche dans son intégralité plutôt que de les considérer comme une suite de mots clés. L’approche est résolument sémantique.
Le besoin de savoir répondre à ces questions suit l’équipement de plus en plus important des internautes en terminaux mobiles, où des requêtes « vocales » peuvent être effectuées, et qui sont donc plus naturelles que les recherches par mots clés.
A savoir : la compréhension des requêtes conversationnelles avait déjà pu être traitée via la mise en place du Knowledge Graph. Elle est désormais appliquée à l’ensemble des pages, et concerne 90% des requêtes.

  • Les principaux changements

Google va donc désormais chercher plus d’indices afin de mieux répondre aux requêtes des internautes. La « meilleure » page n’est donc pas forcément la page la mieux optimisée pour la requête, mais celle qui répond à l’internaute. Les résultats sont ainsi plus pertinents et le Knowledge Graph devient plus puissant. Ce dernier point est par ailleurs à surveiller (influence sur le taux de clic, mise en avant de recherches plus que d’autres, directe concurrence aux résultats…).
Il est aussi à envisager que les habitudes des internautes vont évoluer vers de plus en plus de requêtes conversationnelles plutôt que des recherches par simples mots clés.
A savoir que pour le moment, l’impact sur les SERPs est relativisé. Il s’agit donc bien d’un changement majeur à considérer dans le temps.

  • En tant que référenceur, est-ce que je dois changer ma façon de travailler ?

Google Colibri assied encore une fois l’exigence du moteur de recherche par rapport aux contenus mis en avant dès la première page de résultats. Le SEO est loin d’être mort, il doit toujours être opéré intelligemment, dès la construction et la structuration du contenu, et suivre ainsi les bonnes pratiques SEO existantes. Le focus n’est plus sur les mots clés, mais sur l’intention de l’internaute : « est-ce que la page sur laquelle je travaille répond bien aux questions des internautes que je cherche à atteindre » ?

Ainsi, avec un contenu de qualité, riche, et bien organisé, les chances de conserver une bonne visibilité dans le contexte de ce changement d’algorithme semblent hautes. Le travail se rapproche de l’optimisation pour la longue traîne, et le marquage sémantique des données devient un levier encore plus stratégique. Mais cela reste à prouver.

De plus, le contenu doit stimuler ses chances de devenir un contenu « d’autorité » : il doit donc être original, facilement partageable (importance des réseaux sociaux), disposer d’une valeur ajoutée et créer de l’engagement.

  • Comment fonctionne Google Hummingbird ?

Un récent brevet déposé par Google (obtenu le 17 Septembre 2013) semble être lié à Google Colibri. Il se base sur les co-occurrences (ou synonymes / substituts), et permet d’affiner une requête peu précise d’un internaute, en fonction des requêtes formulées par les autres internautes et les contenus des sites web. Il permet ainsi de mieux comprendre le sens d’une recherche et même de la « traduire » afin de répondre au plus juste au lieu de proposer les pages optimisées pour les requêtes. C’est ainsi que l’on peut considérer que ce brevet fait partie des éléments constitutifs de la dernière refonte de Google.

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